RAPPORT DOING BUSINESS DE LA BM : ACCABLANT POUR L’ALGÉRIE QUI STAGNE EN QUEUE DU CLASSEMENT MONDIAL SUR TOUS LES PLANS

L’Algérie n’améliore pas son classement pour ce qui est du climat des affaires. Le rapport Doing Business 2020 de la Banque Mondiale ne laisse aucun doute. L’Algérie « garde » son classement, 157e économie sur 190 pays concernés par l’étude, avec 48,6 points.

Au moment où le Maroc et la Tunisie (parmi les dix premiers pays africains les mieux classés) améliorent leur position, étant classés respectivement à la 53e et à la 78e place, l’Algérie « stagne ».

Pour établir le classement, la Banque Mondiale s’est basée sur plusieurs critères qui affectent la vie de l’entreprise. Il s’agit, principalement, du démarrage d’une entreprise, de l’élaboration de permis de construction, d’accès à l’électricité, obtention du crédit, protection des actionnaires minoritaires, paiement des impôts, respect des contrats…

Ainsi, l’économie algérienne reste des plus fermées au monde, et monter une affaire reste un parcours du combattant. Et c’est sans doute les lenteurs administratives, longtemps évoquées par les entrepreneurs locaux et étrangers, qui freinent la création d’entreprises en Algérie. Aucune amélioration n’est donc enregistrée. Quoique les autorités ne ratent aucune occasion pour dire que le climat des affaires dans le pays s’est amélioré, sur le terrain rien n’est fait. En effet, ils sont nombreux les entrepreneurs locaux et étrangers à se plaindre des obstacles relatifs, entre autres, aux lenteurs administratives qui rendent le climat des affaires peu propice.

Ce dix-septième rapport de la Banque mondiale « Doing Business » vient donc confirmer la donne jugeant difficile la vie de l’entreprise en Algérie.

Dans les différentes catégories de classement, le pays est parmi les derniers. Pour l’octroi des prêts, l’Algérie se classe à la 181e place, à la 179e place pour la protection des investisseurs minoritaires, 172e dans la catégorie commerce transfrontalier, 165e dans le transfert de propriété, 158e dans le paiement des taxes et impôts, 121e pour l’obtention de permis de construction, 102e pour ce qui est de raccordement à l’électricité…

Ce rapport accablant de la Banque mondiale démontre les difficultés auxquelles sont confrontés les entrepreneurs dans le processus de création d’entreprises. Jeune Indépendant

 

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