Jouahri : « La digitalisation pose des défis d’une complexité sans précédent »

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Dans les processus de production et d’organisation des marchés et des échanges, la digitalisation des services, l’ubérisation de l’économie, et les multiples risques de la cybercriminalité, posent des défis d’une complexité “sans précédent” en matière de régulation, a indiqué, mercredi à Rabat, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.

De ce fait, la régulation des industries et des services émergents nécessite une approche qui allie la souplesse indispensable, pour permettre leur éclosion et leur développement, à la rigueur nécessaire pour minimiser les effets néfastes sur les consommateurs, l’activité et la stabilité économique, a souligné M. Jouahri qui intervenait lors de la conférence internationale sur « Les polotiques et droit de la concurrence : Expériences nationales et partenariat international », organisée sous le Haut patronage du Roi Mohammed VI, à l’initiative du Conseil de la concurrence.

Dans le domaine financier, outre les implications de la digitalisation, la multiplication des difficultés dans le sillage de la crise financière a conduit à un resserrement sans précédent de la régulation bancaire, a fait observer M. Jouahri, ajoutant que les régulateurs sont appelés à trouver et surtout à préserver un équilibre difficile et souvent fragile entre le durcissement des règles prudentielles pour la stabilité, primordiale au demeurant, du système bancaire et financier et leur assouplissement pour faciliter davantage le financement et contribuer à la relance de l’économie.

Pour préserver la stabilité financière, les régulateurs du secteur financier travaillent ensemble dans le cadre d’un comité de coordination érigé par la loi et dédié à la surveillance des risques systémiques, a-t-il dit, précisant que dans le cas particulier du secteur bancaire, Bank Al-Maghrib préconise « une approche basée sur le dialogue et l’écoute réguliers avec les assujettis, des études d’impact et la progressivité dans la mise en oeuvre ».

L’objectif, a-t-il poursuivi, est d’assurer la conformité et la résilience du système bancaire tout en limitant d’éventuels effets négatifs sur sa capacité à assurer le financement de l’économie.

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