ALGÉRIE : JUSTE AVANT LA PRÉSIDENTIELLE, 1000 INTERPELLATIONS ET 200 MANDATS DE DÉPÔT. QUELLE SOLUTION POUR GAID SALAH ?

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Agences

L’élection présidentielle, prévue jeudi 12 décembre ne constitue pas « une solution » et va prolonger la crise, a estimé hier lundi la Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme (LADDH).

« À quelques jours de la date des élections présidentielles prévues pour le 12 décembre, le pouvoir semble décidé à maintenir son coup de force, au risque de se dresser face au peuple, qui heureusement, reste pacifique et s’accroche encore à ce choix. Cette élection massivement rejetée par le peuple Algérien, dans toutes les wilayas du pays à la 42e marche, est loin d’être la solution, elle va encore approfondir le fossé et prolonger la crise », souligne la LADDH dans un communiqué à l’occasion de la célébration de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme :

« Elle ne sera pas celle du peuple, de sa majorité et ne réglera en rien la question de la souveraineté et de la légitimé des institutions », soutient-t-elle. À quelques jours de ce scrutin, l’ONG appelle le peuple algérien à « demeurer dans la stricte voie pacifique, à rester vigilant, uni et solidaire et à ne pas faire de la journée du 12 décembre une finalité ».

« Car il s’agit en fait, d’un vrai processus révolutionnaire qui recommande beaucoup de patience, de convictions et d’endurance », estime-t-elle.

La LADDH appelle le gouvernement à « respecter la volonté du peuple et lui garantir l’exercice de ses droits politiques et civiques, notamment en matière des libertés publiques et démocratiques, de manifestations pacifiques, d’expression, de réunion et d’organisation ».

Elle demande l’ « arrêt de la répression, l’ouverture du champ politique et médiatique et la libération de l’ensemble des détenus d’opinion et politique ».

Selon cette ONG, 1000 interpellations de citoyens ont été comptabilisées, avant et après les marches, dont la majorité a été relâchée en fin de journée après avoir été entendue sur procès-verbal (PV), tandis que 200 mandats de dépôt, entre détenus d’opinion et politique, se retrouve, en majorité, à la prison d’El Harrach.

« Aucune répression ou violence ne pourra être justifiée face au peuple pacifique et patriotique qui l’a démontré le long des 10 mois maintenant », conclut le communiqué.

 

 

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