MAURITANIE : NOUVELLE DIRECTION POUR LE PARTI DU POUVOIR UPR, QUI A BOUDÉ L’EX PRÉSIDENT OULD ABDELAZIZ AU PROFIT DE L’ACTUEL OULD EL GHAZOUANI

La Mauritanie continue de vivre un fervent bras de fer entre l’ex président Ould Abdelaziz et son ex dauphin et actuel président Oud El Ghazouani au point que leur combat arrive jusqu’au Parti UPR qui reste leur atout à eux deux mais qui est finalement revenu au président Ould El Ghazouani qui a eu finalement l’aval total de la majorité des Députés

Dans cette perspective donc, le Parti au pouvoir en Mauritanie s’est réuni samedi en congrès pour élire une nouvelle Direction fidèle au nouveau président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et consacrer la mise à l’écart de la scène politique de son prédécesseur anciennement tout puissant, Mohamed Ould Abdelaziz.

Le Congrès s’est ouvert dans la banlieue nord de Nouakchott, en présence de plus de 2.200 délégués venus de toutes les Régions.

L’Union Pour la République (UPR) serait « d’alléger ses statuts » et de s’ouvrir à de nouvelles formations, dont un Parti de l’opposition, Adil, qui compte deux Députés, et à des opposants au président Abdelaziz ayant soutenu lors de sa campagne M. Ghazouani, élu en juin, selon le dirigeant par intérim de la formation majoritaire au Parlement, Mohamed Ould Abdelfettah.

Une nouvelle Direction –un président et cinq vice-présidents– doivent être élus dans la soirée, mais l’idée de changer le nom du Parti n’a pas été retenue.

« Ghazouani est notre référence », affirme un des slogans qui défilent sur un écran géant devant les membres du Parti fondé en 2009 par l’ex-président Abdelaziz, marginalisé par ses anciens fidèles depuis son départ de la présidence début août.

« Le temps est au consensus autour de notre président Ghazouani, qui a convaincu tout le monde, y compris l’opposition. L’autre « Aziz », personne n’en parle plus, sauf dans les réseaux sociaux. Il doit prendre sa retraite », a déclaré à l’AFP Ahmed Ould Salem, l’un des congressistes pourtant connu pour avoir soutenu l’ancien président.

« Pour nous il s’agit d’une refondation du Parti, qui accueille un sang nouveau », renchérit son voisin, Nagi Dah.

Mais depuis sa victoire en juin et sa prestation de serment le 1er août, M. Ghazouani a mis la main sur l’UPR, dont l’immense majorité des Députés s’est ralliée à lui et s’est éloignée de son ex-mentor.

« L’UPR vit une crise profonde, elle subit une action de sape, anticonstitutionnelle, dans l’illégalité absolue, de la part de gens qui ne sont même pas membres du Parti, sur ordre du pouvoir », avait dénoncé le 20 décembre avec amertume l’ex-président Abdelaziz lors d’une conférence de presse boudée par les médias d’Etat.

 

 

 

 

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