LE MYTHE DU SAINT VALENTIN

Un autre malentendu entoure l’origine de la Saint Valentin. La tradition n’a pas commencé avec le mythe de Valentin de Terni, construit de toutes pièces par la papauté après sa mort. Elle est bien un héritage de la Rome Antique, mais trouve ses origines dans un autre événement : les Lupercales. Organisées tous les 15 février, les Lupercales célébraient alors Faunus Lupercus, dieu de la fécondité, des bergers et des troupeaux. Rite de purification, organisé à la fin de l’année romaine (qui commence le 1er mars), cette fête païenne se déroulait en trois étapes. Tout d’abord, les prêtres sacrifiaient un bouc dans la grotte du Lupercal (au flanc du Mont Palatin), où, selon la légende, la louve allaita les fondateurs de Rome Romulus et Rémus. Ils enduisaient ensuite de jeunes gens issus de familles nobles du sang du sacrifice dans un cérémonial qui symbolisait la purification des bergers.S’ensuivait la « course des luperques », pendant laquelle les prêtres et les jeunes gens, couverts de la peau des bêtes sacrifiées, couraient dans les rues de la ville et fouettent les passants avec des lanières découpées dans la peau du même animal. Les femmes, en particulier, se plaçaient sur leur trajet, dans l’espoir d’avoir une grossesse heureuse et un accouchement sans douleur. Enfin, les célébrations se terminaient par un grand banquet, au cours duquel les jeunes hommes tiraient au sort leur compagne pour la soirée. Une pratique encore une fois très éloignée du romantisme de la Saint Valentin d’aujourd’hui.

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