APRÈS BREXIT, L’UE POSE SES CONDITIONS AU ROYAUME-UNI. RÉACTIONS

AGENCES

La seconde phase des négociations entre l’Union Européenne (UE) et le Royaume-Uni, portant sur la relation future après Brexit, en particulier commerciale, s’est ouverte hier lundi avec la présentation par le négociateur en chef européen, Michel Barnier, de ses priorités.

En effet, le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a présenté à Bruxelles la position de l’UE sur la future relation fixant les priorités et les lignes rouges de l’UE, affirmant que les Européens étaient prêts à négocier avec le Royaume-Uni « un accord commercial très ambitieux ».

Son mandat de négociation ne devant être approuvé que fin février par les Etats membres, les négociations ne s’ouvriront officiellement que début mars.

Les négociations porteront principalement sur le partenariat économique, l’accord de libre-échange, les questions de sécurité et le dispositif juridique prévu pour régler les litiges, en particulier la pêche, noyau dur des discussions, sur laquelle les deux parties ont promis de s’entendre avant le 1er juillet.

Ces négociations devront se tenir à un rythme soutenu puisque Boris Johnson refuse de prolonger la période de transition, pendant laquelle les Britanniques continueront d’appliquer les règles européennes jusqu’au 31 décembre 2021.

Parmi les conditions imposées par l’UE, cet accord dit « ambitieux », visera notamment à éliminer tous les droits de douanes et tous les quotas sur les biens échangés avec le continent, une proposition jamais vue de la part de l’UE avec ses partenaires, a précisé M. Barnier lors de sa présentation.

Mais le Français a également prévenu que l’UE n’accepterait pas de voir émerger une économie dérégulée à sa porte, qui profiterait « d’avantages concurrentiels déloyaux ».

En retour, le Premier ministre britannique s’est empressé de souligner que le Royaume-Uni s’engageait à ne pas faire de « concurrence déloyale qu’elle soit commerciale, économique ou environnementale », à l’UE mais rejeté tout alignement sur les règles de l’UE après le Brexit comme « prix du libre-échange », comme le souhaite le bloc des 27 en abordant les négociations commerciales à venir.

 

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