UNIQUE AU MONDE: LE JAPON REPOUSSE À 70 ANS L’ÂGE DE PERCEPTION DE LA RETRAITE. LES CONTRAINTES ET LES FORMALITÉS

En septembre 2018, le premier ministre Japonais Shinzo Abe avait plaidé pour une activité prolongée à même de « stimuler la croissance, augmenter les recettes fiscales et générer davantage de recettes pour la sécurité sociale,  réorganiser le système de sécurité sociale pour rassurer tout le monde : enfants, parents, actifs et personnes àgées, une façon comme une autre de lutter contre la pénurie de main-d’œuvre et l’explosion des coûts de la sécurité sociale ».

.Baptisé « Vers une ère où l’on vit 100 ans », ce projet devait être finalisé l’été 2019, au terme de négociations avec les entreprises qui s’annoncent délicates. La principale mesure envisagée est de repousser à 70 ans l’âge de perception de la retraite et d’autoriser les salariés à cotiser jusqu’à 65 ans. La mesure serait appliquée par étapes, l’objectif étant d’inciter les entreprises à garder leurs employés plus longtemps.

Le Conseil des ministres japonais, présidé par le Chef du gouvernement Shinzo Abe a, finalement approuvé des projets de loi demandant aux entreprises de repousser à 70 ans l’âge de la retraite.

Depuis 2006, l’âge de perception des pensions est de 65 ans mais la majorité des entreprises ont fixé un âge de départ à la retraite à 60 ans.

Dans ces conditions, le néoretraité peut commencer à percevoir sa retraite avant 65 ans mais il subit alors une décote. Il peut aussi reprendre une activité mais les conditions de réembauche sont souvent désavantageuses.

Les entreprises pourraient renâcler si elles doivent payer des salariés jusqu’à 65 ans. Cela les obligerait à revoir leur organisation et pèserait sur leurs finances.

Face à la fronde attendue, le gouvernement envisage de créer un système de soutien financier à l’emploi des personnes âgées. Il prévoit aussi des aides pour celles qui souhaiteraient créer une entreprise.

Pour le gouvernement, il y a urgence, car le vieillissement de la population s’accompagne d’une explosion des coûts de la sécurité sociale, qui représentent aujourd’hui le tiers du budget de l’Etat, contre 17,6 % en 2000.

Si la réforme était adoptée, il s’agirait d’un nouveau changement majeur pour un système dont l’origine remonte à la loi sur l’assurance-retraite des travailleurs de 1942.

En 1961, une couverture universelle a été instaurée, qui détermine plusieurs catégories de cotisants : les fonctionnaires, les employés du secteur privé, les travailleurs du secteur agricole et de la pêche et les indépendants.

 

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