FRANCE/ ASSOCIATION L214 : « QUAND LE MINISTÈRE DE L’AGRICULTURE EST PRIS EN FLAGRANT DÉLIT DE MENSONGE SUR LA CRUAUTÉ À L’ENCONTRE DES ANIMAUX ». LES PREUVES

DES MAILS INTERNES AU MINISTÈRE CONFIRMENT QUE LES IMAGES DE L214 MONTRENT DES NON-CONFORMITÉS

Le 20 février dernier, l’Association L214 révéle dans une nouvelle enquête les conditions effroyables de mise à mort des veaux à l’abattoir Sobeval en Dordogne.

Selon toujours L214, Les discours officiels des services du ministère de l’Agriculture ont immédiatement tenté de semer le doute sur leur véracité. À entendre le ministre de l’Agriculture et les services vétérinaires, tout est sous contrôle : cet abattoir « est en règle » et « respecte le bien-être animal ».

Or, des échanges de mails confidentiels entre les hauts fonctionnaires du ministère de l’Agriculture, parvenus à L214, révèlent une tout autre version…

Dès le 19 février, le ministère de l’Agriculture est mis au courant de la sortie imminente de l’enquête. Des échanges de mails en interne trahissent l’inquiétude générée par ces images montrant des souffrances intenses pour les animaux et des carences claires des services de l’État. Contrairement à ce qui a été déclaré à la presse, des infractions (NC = non-conformités) « indéniables, voire majeures » sont listées par les fonctionnaires.

Toujours rappelé par L214, La préfecture, les services vétérinaires, les services du ministère et le ministre lui-même ont donc sciemment fait le choix de mentir. Tout au long de la journée du 19 février, le ministère s’active et demande des éléments de langage pour répondre à la presse : « Il nous faut des edl [éléments de langage] béton pour ce soir… ».

Suite au communiqué de L214 dévoilant ces échanges compromettants, le ministère de l’Agriculture prépare… de nouveaux éléments de langage ! Dans un communiqué de presse publié mardi 25 février, le ministère reconnaît l’existence de ces e-mails mais persiste et signe : « le respect du bien-être animal est là ». Il annonce qu’« une enquête interne est en cours pour comprendre les motivations de ce mail ». Une inspection sera également menée dans l’abattoir pour de nouvelles vérifications.

Mais quelle confiance les citoyens pourront-ils accorder à ce contrôle des services de l’État, alors qu’ils n’hésitent pas à mentir pour cacher leurs manquements ?

Face à ces mensonges éhontés, l’Association L214 exige la fermeture de l’abattoir Sobeval et demande la démission de Didier Guillaume!

 

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