AFRIQUE DU SUD: LE BUDGET LE PLUS DIFFICILE POUR LE NOUVEAU PRESIDENT

Nouvelle ère pour la RSA avec l’avènement du nouveau président Cyril, homme d’Affaires et prétendant sauveur du pays d’une prétendue crise générale qui aurait frappé le pays du temps de Jacob Zuma, accusé de corruption et de mener l’Afrique du Sud vers l’abime. Aujourd’hui que Cyril a pris les commandes du pays, les observateurs avertis s’attendent à ce que la RSA connaisse un nouveau élan plus prolifique. Le temps presse et le ministre sud-africain des Finances devait présenter, aujourd’hui mercredi, un budget attendu et probablement très serré, après l’élection du nouveau président Cyril Ramaphosa qui a fait de la relance de l’économie et de la lutte contre la corruption ses priorités. L’élection de Cyril Ramaphosa à la tête de la première puissance industrielle du continent a été accueillie avec soulagement par les Marchés, alors que l’ère Zuma a été marquée par un accroissement de la dette, une croissance molle, un taux de chômage record à 27,7% et une dégradation de la note financière du pays. Mais la tâche de Cyril Ramaphosa s’annonce compliquée. «Ça va être le budget le plus difficile depuis l’avènement de la démocratie » en 1994 en Afrique du Sud, a prédit Piet Naude, professeur à l’université de Stellenbosch.Le président Ramaphosa va devoir trouver des sources de revenus tout en réduisant drastiquement les dépenses de l’Etat, alors qu’il s’est notamment engagé à respecter l’un des engagements les plus coûteux de son prédécesseur, à savoir la gratuité des études supérieures pour les étudiants issus des familles défavorisées. Lors d’un discours devant le Parlement vendredi, au lendemain de son élection, il a promis d’engager le pays sur « un nouveau chemin de croissance, d’emploi et de transformation». Parmi ses priorités immédiates, il a cité l’emploi des jeunes, dont le taux de chômage frôle les 50%. Il s’est également engagé à ramener la confiance des investisseurs et des marchés, qui ont sanctionné la fin du règne de Jacob Zuma par la dégradation de la note financière du pays. Peu avant son accession au pouvoir, Cyril Ramaphosa avait exprimé sa réticence sur un projet très coûteux et controversé de construction de nouvelles centrales nucléaires en Afrique du Sud, ardemment défendu par Jacob Zuma.

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