POURQUOI LA BAIGNADE DES MAROCAINS EST RÉUSSIE ? GRÂCE À LA SURVEILLANCE DE LA QUALITÉ DES EAUX DE BAIGNADE DES PLAGES DU MAROC : UN POTENTIEL NATUREL EXCEPTIONNEL

HIBAPRESS- RABAT

L’espace maritime national recèle un potentiel biologique important, une flore et une faune riches et variées, des sites naturels exceptionnels, des écosystèmes diversifiés, et des côtes qui diffèrent profondément d’une région à l’autre suivant le substrat géologique, la tectonique et les facteurs dynamiques d’édification ou d’érosion des rivages.

Les écosystèmes littoraux, constitués de plages sableuses ou caillouteuses, de cordons littoraux et de dunes, ainsi que de différents types de zones humides, sont particulièrement riches en biodiversité, fragiles et instables, et également sensibles aux principaux facteurs de l’avancé ou du recul du trait de côte :

Variations du niveau de la mer, érosion ou, au contraire, sédimentation. Le littoral marocain constitue, également, un pôle d’attraction socio-économique d’intérêt national et se caractérise par une forte urbanisation, par une attractivité pour les projets de tourisme et de résidences secondaires, par une concentration grandissante d’infrastructures et de nombreuses installations industrielles. Il subit une pression urbaine considérable et concentre les agglomérations urbaines les plus importantes du pays, principalement, dans sa partie nord-ouest (61% des populations des grandes villes, 80% des travailleurs permanents de l’industrie). Il représente un important pôle d’attraction pour différentes activités, touristiques (53% de la capacité touristique), industrielles et commerciales…, et fait l’objet d’une forte spéculation foncière et un lieu d’urbanisation anarchique provoquant la dégradation des zones côtières et contribuant à la pollution de nombreux de ses sites. Autant de contraintes subies par le littoral le rendant de plus en plus fragile.

Le plan national de gestion intégrée du littoral (PNL) est une réponse stratégique et durable aux multiples enjeux socio-économiques et environnementaux auxquels le littoral fait face au travers de sa conservation, sa protection et sa mise en valeur en se basant sur l’approche écosystémique et celle de gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Les axes stratégiques du PNL s’inscrivent dans une logique de développement territorial intégré et durable du littoral, en ce sens qu’ils visent à concilier entre les exigences de développement économique, social et culturel et les impératifs de protection de l’environnement.

La surveillance de la qualité des eaux de baignade est organisée par le Laboratoire National des Etudes et de Surveillance de la Pollution (LNESP), relevant du Ministère de l’Energie, des Mines et de l’Environnement – Département de l’Environnement. Sa mise en œuvre est prise en charge par le Laboratoire Public d’Essais et d’Etudes par l’intermédiaire du Centre d’Etudes et de Recherche de l’Environnement et de la Pollution (CEREP/LPEE). Ainsi, cent soixante-quinze (175) plages, réparties sur 9 régions côtières, ont fait l’objet de cette surveillance

Le nombre de plages objet du programme national de surveillance évolue depuis plusieurs années, il est passé de 79 en 2002 à 175 plages en 2020. Pour l’exécution du programme de surveillance de la qualité des eaux de baignade, le laboratoire dispose de moyens performants, notamment des unités mobiles d’analyses qui lui permettent d’agir in situ au niveau de toutes les plages, quelles que soient leurs positions géographiques

Les eaux de baignade des plages intégrées dans ce programme ont fait l’objet de surveillance du mois de mai au mois de septembre 2019, avec une campagne de référence durant les mois de février/mars 2020. La fréquence de prélèvement est bimensuelle durant la saison balnéaire. Les sites de surveillance sont choisis en fonction de l’importance de la fréquentation, de la nature des lieux (relief, forme du rivage…) et des risques potentiels de pollution (rejets des eaux usées, embouchures de rivières, ports, etc). Convaincus que la qualité des eaux de baignade constitue un atout important pour le développement du tourisme balnéaire, les pouvoirs publics au Maroc ont adopté depuis 2014, la Norme Marocaine NM 03.7.199 relative à la surveillance et l’évaluation de la qualité hygiénique des plages. Cette norme a été appliquée d’une manière progressive depuis 2014 et à partir de cette année, la classification des eaux de baignade est établie au niveau de toutes les plages répondant aux conditions de classification

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
close button
Fermer