LA GUERRE DU BARRAGE DE LA RENAISSANCE SUR LE NIL SE POURSUIT : L’ÉTHIOPIE VA LE REMPLIR BON GRÉ MAL GRÉ DE L’ÉGYPTE ET DU SOUDAN

HIBAPRESS- RABAT+AGENCES

Décidément ce problème du Barrage de la Renaissance sur le Nil n’est pas encore prêt de se trouver une véritable solution qui puisse faire l’unanimité du moment que l’Ethiopie est attachée à la construction et au remplissage de ce Barrage et l’Egypte ainsi que le Soudan ont peur pour l’avenir de l’Eau chez eux

Toutefois, les négociations entre Khartoum, le Caire et Addis Abeba se poursuivaient, hier lundi, alors que la partie éthiopienne affirme son intention de procéder au remplissage du réservoir même si aucun accord n’est conclu avec l’Egypte et le Soudan.

Les discussions s’étaient tenues dimanche avec des réunions bilatérales des observateurs avec les trois pays (Egypte-Soudan-Ethiopie) séparément pour bénéficier de l’expertise des observateurs et de recevoir leurs propositions concernant les points de discorde.

La partie égyptienne dirigée par le ministre de l’Irrigation Mohamed Abdelati a indiqué, dans un communiqué, avoir présenté des propositions « conformes aux normes internationalement reconnues et permettant d’atteindre l’objectif éthiopien en matière de production d’électricité tout en évitant un préjudice grave aux intérêts égyptiens et soudanais ».

Il a également souligné le souhait égyptien de parvenir à un accord « juste et équilibré qui tienne compte des intérêts des trois pays de manière à renforcer la coopération régionale entre eux en soumettant des propositions conformes aux normes reconnues au niveau international ».

Pour sa part, le ministre éthiopien de l’Irrigation, Silshe Bagli, a déclaré que « le remplissage du réservoir du barrage de la Renaissance prévu pour ce mois courant fait partie de la construction du barrage « , qui, a-t-il dit, « s’est déroulé conformément aux normes internationales ».

L’Ethiopie déclare qu’elle n’a pas pour objectif de nuire aux intérêts de l’Egypte ou du Soudan et que l’objectif principal du barrage est de produire de l’électricité pour soutenir le processus de développement.

La partie soudanaise estime, par ailleurs, que les différences techniques concernant le barrage de la Renaissance restaient « imitées ». Le ministre soudanais de l’Irrigation, Yasser Abbas, a déclaré à des médias que Khartoum était très préoccupé par la sécurité des barrages soudanais après l’exploitation du barrage.

 

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