VOICI LE VRAI VISAGE DE G.WEAH, DÉCRIT PAR DIENG SON EX CO-ÉQUIPIER AU PSG

L’ancienne star du foot libérien George Weah, élu président du Liberia, s’était préparé à cette charge au cours de sa carrière de footballeur, a laissé entendre son ancien coéquipier au Paris Saint-Germain, le défenseur français d’origine sénégalaise Oumar Dieng.Dans un entretien au quotidien sportif français L’Equipe, de vendredi dernier, Oumar Dieng a évoqué une visite qu’il avait effectuée avec son ancien coéquipier à l’ambassade du Liberia à Paris. »Sauf que la fameuse ambassade située dans le XVIIe (arrondissement de Paris), sans table ni chaise, c’est lui qui la faisait vivre ! Il payait l’eau, l’électricité, les ordinateurs, les salaires des fonctionnaires libériens, et il faisait même leurs courses car il y avait une petite cuisine », écrit l’Equipe citant l’ancien défenseur français. »Je me souviens que le chauffeur de l’ambassade passait prendre l’argent (distribué par Weah) au Camp des Loges pour payer l’essence de la voiture afin d’aller déposer des courriers. George voulait tout simplement que son ambassade vive… ça veut tout dire », raconte Dieng, passé par Yeggo de la Sicap avant de rejoindre la France.Selon lui, George Weah n’était « pas seulement au service des diplomates, il était aussi celui qui prenait ses compatriotes mais aussi des Africains en situation difficile en France ». »Dans sa maison, à midi, tous les Africains venaient lui exposer un problème, lui demander de l’aide pour un titre de séjour, un passeport… On aurait dit un consulat ! George m’a fait connaître Debbah, Nagbe, Sarr, Sebwe… tous ces Libériens auxquels il avait ouvert la porte à Monaco. Il avait le cœur sur la main », se souvient l’ancien joueur de Yeggo, une équipe des SICAP, à Dakar.Arrivé deux ans après Weah qui a joué au PSG de 1992 à 1995, Dieng reconnaît avoir été couvé par l’ancien capitaine du Lone Star. »Je me rappellerai toute ma vie du jour où je suis arrivé au Camp des Loges après avoir signé au PSG, en 1994. J’étais perdu, j’avais la peur au ventre et je cherchais une place dans le vestiaire. Là, George me dit : Mon petit, viens… Assieds-toi à côté de moi », rapporte Oumar Dieng. »Quand tu entres dans le vestiaire du PSG version Canal +, que tu vois Ginola, Roche, Kombouaré, Lama, et que George Weah te choisit… J’ai tout de suite compris le bonhomme. Il a fait de moi son petit frère devant tout le monde », déclare Dieng. « Après ça, il m’a hébergé pour que je mange à ma faim et que je sois professionnel ».Le défenseur franco-sénégalais dit avoir « mille autres souvenirs de ces instants où Weah prenait sur son temps de sommeil pour se mettre au service des autres ».Quand le défenseur à la retraite devenu agent de joueurs lui a demandé en 2005 pourquoi il s’était lancé en politique, il lui avait répondu, selon Dieng : « C’est mon devoir car le peuple me réclame ».Si l’on en croit le défenseur franco-sénégalais « chaque année, il faisait construire une école, des postes de santé… Alors, bien sûr, cette population opprimée qui sortait de la guerre n’avait d’yeux que pour lui », conclut-il.L’Equipe affirme que malgré le silence qui entourait ses actions, Michel Denison, président du PSG était au courant de l’engagement de Weah pour son pays.

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