Préfecture de Fès : Quelle pertinence dans la gestion de la choses publique ?

Mahyaoui Abdelkrim
Il semble que le projet de restructuration du secteur de la distribution d’eau, d’électricité et d’assainissement liquide,  vient d’être  lancé sous la tutelle du ministère de l’Intérieur pour créer des sociétés régionales de gestion de ce secteur avec la participation de tous les acteurs concernés.
Selon des informations fiables, les travaux commenceront en premier sur quatre régions: la région de Casablanca, la région de Marrakech, la région d’Agadir et la région de Guélmim.
Il est certain que ce projet stratégique  constitue une des étapes complémentaires les plus importantes du projet de régionalisation élargie lancé depuis 2015 sous le haut patronage de Sa Majesté, que Dieu l’assiste.
Elle est aussi l’une des étapes les plus difficiles compte-tenu de plusieurs considérations qui méritent d’être abordées par les responsables de ce projet, à savoir:
– Le chevauchement et le conflit d’intérêts entre les parties prenantes concernées notamment entre  l’Office national de l’électricité et de l’eau potable d’une part, et les régies autonomes;
– La présence de convulsions dans certaines villes en raison de l’expansion de certaines Régies  dans des zones gérées historiquement par l’office national et sans respect de la charte communale, ce qui a provoqué un état de doute chez toutes les parties concernées, y compris les partenaires sociaux  qui guettent  ce projet avec beaucoup de méfiance de peur de répéter le scénario de Casablanca;
– La neutralité négative de certains responsables régionaux face à certains événements provoqués par certaines Régies notamment des ingérences injustifiées dans les zones sous la responsabilité de l’ONEE, où ce dernier  réalise des investissements importants afin d’accompagner le développement urbain dans les zones sous sa gestion.
Certes, ce n’est pas la partie technique  dans le projet de restructuration qui est difficile, mais il est plutôt nécessaire d’assurer la mise en place de toutes les conditions favorables, en particulier une atmosphère de confiance appropriée entre toutes les parties puis une approche  rationnelle permettant de garantir une interaction positive de toutes les parties prenantes et de satisfaire à chaque partie le minimum de ses aspirations légitimes.
Ainsi la sensibilité de la scène nécessite la mobilisation de toutes les institutions concernées, y compris les cours des comptes régionaux, pour assurer le respect des chartes communales et des cahiers de charges pour chacune des parties concernées, ainsi que pour sauvegarder le denier public  en raison du problème susmentionné de chevauchement et de duplication des réseaux , ainsi que de surveiller le cours des affaires pour éviter la moindre égratignure pouvant perturber le bon déroulement de ce projet.
À cet égard, il faut noter que certaines parties concernées, notamment dans la ville de Fès, agissent toujours comme s’elles n’étaient pas concernées par cet important projet en adoptant une stratégie inadaptée aux circonstances actuelles, au détriment des intérêts supérieurs de ce projet en créant des interactions injustifiées qu’il faut strictement arrêter.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
close button