LE MINISTÈRE DÉLÉGUÉ CHARGÉ DES MRE A ORGANISÉ UNE JOURNÉE D’ÉTUDE SOUS LE THÈME : » LA PROTECTION DE LA FEMME MRE À LA LUMIÈRE DU CODE DE LA FAMILLE ET LES CONVENTIONS INTERNATIONALES »

HIBAPRESS-RABAT

Le Ministère Délégué Chargé des Marocains Résidant à l’Etranger a organisé, hier Mercredi 14 octobre 2020 à Rabat, Journée d’étude sous le thème de «la protection de la femme MRE à la lumière du Code de La Famille et les Conventions Internationales ». 

Cette Journée s’inscrit dans le cadre de la Haute Sollicitude que porte Sa Majesté le Roi que Dieu l’Assiste à nos compatriotes à l’étranger, et ce afin d’améliorer leurs conditions et défendre leurs droits et intérêts légitimes et renforcer leurs attachements à la Mère Patrie conformément à l’article 16 de la Constitution. Etant donné les difficultés que pose l’application du code de la famille sur les Marocains Résidants à l’Etranger, notamment l’article 14 et 15, et ainsi que plusieurs articles des conventions de coopération judiciaires dans le domaine civile relatifs aux droits de la femme Marocaine résidante à l’étranger, le Ministère Délégué Auprès du Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger, Chargé des Marocains Résidant à l’Etranger a organisé, à l’occasion de la journée nationale de la femme qui coïncide avec le 10 octobre de chaque année et en présence d’experts et spécialistes en la matière du Maroc et d’ailleurs, une journée d’étude présentielle et distancielle sous le thème de « La protection juridique de la femme marocaine résidente à l’étranger à la lumière du code de la famille et les conventions internationales », hier mercredi 14 octobre 2020 à l’hôtel Sofitel- Jardin des roses.

La date du 10 octobre de chaque année représente un événement national qui renforce la place centrale de la famille et rend justice à la femme. Cette journée a été proclamée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu le Glorifie, dans son discours  à l’occasion de l’ouverture de la deuxième année législative de la 7-ème législature, le 10 octobre 2003 devant le Parlement en annonçant solennellement les principales dispositions du code de la famille. Ainsi, Sa Majesté le Roi a affirmé : « Nous attendons de vous d’être à la hauteur de cette responsabilité historique, tant par le respect de la sacralité des dispositions du projet qui s’inspirent des desseins de notre religion généreuse et tolérante, qu’à l’occasion de l’adoption d’autres dispositions. Ces dispositions ne doivent pas être perçues comme des textes parfaits, ni appréhendées avec fanatisme. Il s’agit plutôt de les aborder avec réalisme et perspicacité, dès lors qu’elles sont issues d’un effort d’Ijtihad valable pour le Maroc d’aujourd’hui, ouvert au progrès que Nous poursuivons avec sagesse, de manière progressive, mais résolue ».

La Constitution du Royaume  de 2011 à consacré le principe de l’égalité entre les sexes en ce qui concerne les droits et libertés civiles, politiques, économiques, et sociales…Et a Affirmé l’engagement de l’Etat à réaliser la parité entre les hommes et les femmes à travers la création d’une autorité pour la parité et la lutte contre toute forme de discrimination.

Conformément aux Hautes Orientations concernant les Marocains Résidant à l’Etranger et plus spécialement les catégories vulnérables, le Ministère Délégué Chargé des Marocains Résidant à l’Etranger, a mis en place plusieurs programmes et chantiers destinés à la promotion de la femme migrante qui constitue la pierre angulaire de la famille et qui préserve le lien des générations futures avec leur pays d’origine.

Dans ce cadre, le Ministère a organisé plusieurs caravanes de sensibilisation aux droits des femmes dans les pays d’accueil, ainsi que des colloques et conférences visant à expliciter les contraintes que rencontrent les femmes migrantes et capitaliser sur les acquis réalisés sous la Conduite Eclairée de Sa Majesté le Roi.

Le choix du thème de cette rencontre s’inscrit dans le cadre du débat national sur la révision du code de la famille 15 ans après son adoption de manière cohérente avec les changements socioculturels que connait la femme marocaine à l’étranger, notamment les générations émergentes, qui posent des défis aux femmes et à la famille en général, tels que la confrontation avec les lois des pays d’accueil. En particulier, les difficultés de faire reconnaître les dispositions nationales à l’étranger, notamment celles qui prévoient le droit des femmes à l’entretien et à la garde, les problèmes de déplacement des parents ayant la garde et d’autres problèmes tels que le retrait des enfants de leur famille.

La mise en œuvre des conventions de coopération judiciaire a mis en exergue une série d’écueils qui imposent de capitaliser sur les résultats des précédentes rencontres et études qui ont été réalisées par le Ministère, en ce qui concerne l’évaluation du cadre conventionnel en lien avec les droits sociaux et économiques des MRE, notamment les femmes et les catégories vulnérables. Ceci a démontré qu’il est nécessaire d’assurer une mise à niveau et une révision des dispositions juridiques en vigueur afin de rendre justice aux femmes et de renforcer la coordination et la cohérence de la législation marocaine par rapport aux instruments juridiques internationaux.

L’organisation de cette journée dans les circonstances exceptionnelles que connait le monde en raison de la pandémie covid-19 et ces répercussions économiques et sociales est à même d’approfondir le débat sur un certain nombre de problématiques liées aux conflits familiaux, d’où la nécessité pour les pouvoirs publics de suivre cette situation à travers des mécanismes d’intervention légaux, et c’est qui a poussé ce Ministère à organiser cette rencontre d’une façon distancielle, dans l’espoir de cerner tous les aspects soulevés dans l’ordre du jour et de formuler des recommandations pratiques qui contribueront à enrichir le débat sur la consolidation des acquis et à surmonter les difficultés rencontrées par les femmes marocaines migrantes, à la fois à l’intérieur et à l’extérieur du pays.

Le débat s’est articulé autour des axes suivants:

  • La Femme MRE entre la protection juridique, judiciaire et l’accompagnement institutionnel.
  • La protection juridique de la Femme MRE à la lumière des conventions de coopération judiciaire en matière civile.

 

 

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