INSTITUT FRANÇAIS DE KENITRA : JOURNÉES CULTURELLES D’AUTOMNE JUSQU’AU 03 DÉCEMBRE. EN VEDETTE, LE RAPPEUR FRANCO-MAROCCO-LIBANO-PALESTINIEN PIH POH

HIBAPRESS-RABAT

L’Institut Français de Kénitra organise une série d’événements culturels pour la reprise progressive de ses activités à vocation artistique. Depuis le 22 novembre, l’Institut Français de Kénitra accueille l’artiste rappeur français de la scène parisienne, Pihpoh, pour l’animation d’une série d’ateliers d’écriture musicale au profit des jeunes Kénitris. Durant la même période, l’artiste française  d’origine libano-palestinienne et marocaine, Mayssoun, sera en résidence artistique de création pour son nouveau projet intitulé « Ventre de femmes », qui s’articule autour du corps de la femme dans la société et l’espace public. L’artiste donnera une master class pour accompagner les jeunes dessinateurs de la ville. L’art urbain sera aussi à l’honneur avec l’artiste graffiteur, Ed Oner, qui va investir avec des jeunes talents locaux les murs de l’Institut pour en faire une œuvre d’art urbaine qui s’ajoutera à la série de fresques entamées depuis 2018. Ces journées culturelles se termineront avec l’avant-première de la représentation théâtrale « Histoires d’Hommes » de Xavier Berringer, produite par la Compagnie Atelier Théâtre Balzac, une pièce interprétée par la talentueuse Narjiss Amiri et mise en scène par Yamina Benabbou, le 1er et le 2 décembre 2020 à partir de 18h30. Ces événements ont pour objectif l’accompagnement de la jeunesse de la ville de Kénitra et l’ouverture d’un espace d’échange artistique qui vise au développement de leur créativité. Savoir se réinventer, innover, cela fait partie de l’essence même de l’Institut français du Maroc.

Avec la crise sanitaire, l’Institut français a dû s’adapter, et développer notamment son offre numérique. Le numérique, c’est la possibilité de présenter des versions en ligne d’événements majeurs ou de programmer des ateliers pour les jeunes avec des artistes francophones d’ici et d’ailleurs, malgré les contraintes actuellement existantes sur la mobilité. […] Cette offre est à la fois une nouvelle manière de travailler et la continuité de la programmation que l’ensemble des Instituts portent en présentiel Ces événements seront organisés dans le strict respect des recommandations sanitaires en vigueur Atelier écriture musicale

PihPoh : PihPoh chante et compose depuis toujours et n’a jamais été arrêté aux frontières. De tournées internationales en première partie de têtes d’affiche, de gros festivals en dates plus intimes, Pierre Enderlen se détache surtout des frontières musicales, ne se laissant jamais soumettre à une catégorie particulière. On lui trouve ce charme fou des iconoclastes obstinés, de ceux qui savent surprendre sans jamais perdre l’enthousiasme et l’euphorie des premiers concerts. Rap, chanson, variété, peu importe, le monde change et PIHPOH fait finalement ce qu’il aime, ce qui le fait vibrer depuis longtemps, qui l’anime quotidiennement avec des influences aussi variées que son répertoire : Seu Jorge, Cesária Évora, Lomepal, ou encore Jacques Brel et Stromae. Son parcours d’artiste est atypique, passant du métro à une websérie « J’irai chanter chez vous », des premières parties de Orelsan, Claudio Capéo, Gael Faye, IAM à des tournées au Maroc, Brésil, Colombie, Kurdistan d’Irak… Des Eurockéennes de Belfort au Solidays, du salon d’André Manoukian pour une douce session piano-voix jusqu’à des ateliers d’écriture qu’il anime dans les prisons… L’écouter vivre c’est partir avec lui sur des chemins surprenants et parfois caillouteux, loin de la terre, prendre du recul, c’est rêver d’hasards et d’aléas… mais c’est l’assurance de ne jamais s’ennuyer. Vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=eO0U9fBYpNI&ab_channel=PihPoh Instagram : @pihpoh_music Graffiti / Atelier peinture Ed Oner : Mohamed Touirs est la révélation actuelle du street art marocain. Sous nom d’artiste Ed Oner, il compte à son actif un riche portfolio, entre expositions et fresques urbaines, qui a forgé sa notoriété autant sur le champ national qu’à l’international. Après s’être illustré dans moult manifestations (sbagha bagha, jidar, mine d’art, cosmopolites…), il continue à dessiner son chemin créatif. Derniers faits d’armes : une participation au Festival Tazarka de bande dessinée en Barcelone et l’habillage d’un cube à la biennale de rabat Instagram : @ed.oner

Résidence artistique / Master class Mayssoun : Après avoir fait une licence de droit et un master en sciences sociales à Paris, je décide de me consacrer pleinement à la pratique artistique qui m’anime depuis toujours. Française d’origine libano-palestinienne et marocaine, c’est à travers l’art que je m’intéresse à la question des identités plurielles, qu’elles soient culturelles, sociales, politiques ou de genre. « Créer » est intimement lié pour moi à l’exercice de la liberté ou du moins s’exercer à cette liberté ; la remettre en cause, la questionner et la comprendre et sentir là où ça cogne, là où ça gratte. Quand ça gratte, c’est généralement là où ma réflexion commence. Mes recherches s’expriment par des moyens divers ; peinture, dessin, bande-dessinée, etc. Entre redécouverte de mon langage artistique, et enquête sur mes racines, mon travail m’amène à poser mon atelier à Marseille. Instagram : @mayssounartwork Spectacle théâtre Compagnie Atelier Théâtre Balzac : Histoires d’Hommes Histoires d’Hommes regroupe une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes de tout âge à diverses périodes de la vie. Elles sont, tantôt heureuses ou désespérées, tantôt amoureuses ou blasées. Ce sont des moments de colère plus que des moments de joie qui émanent de ces textes sarcastiques, violents, mais aussi drôles parfois. Si l’ironie et le cynisme sont souvent présents, les monologues ne manquent pas de nous emporter dans des envolées lyriques, le propre même de toute poésie. A travers certains monologues, une femme qui se dévoile au gré de son parcours de vie et de son rapport avec les hommes. La richesse des textes laisse libre cours à la mise en scène pour révéler une parole tendue, des invectives, des cris du corps, une révolte de l’âme. La comédienne et son rapport avec l’espace et les objets censés l’entourer ont pour objectif d’asseoir une mise en scène jouant entre le concret de certaines réalités et l’abstrait propre à l’insaisissable ambigüité de la femme et de l’homme par conséquent.

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