SALÉ : LA SÉCURITÉ DES FORESTIERS FACE AUX MENACES PAR LES ARMES DES BRACONNIERS. UN CRIME ÉVITÉ DE JUSTESSE ET DES POURSUITES ENTERRÉES

COURRIER- SALÉ

Ces braconniers sont de toute sorte: chasseurs hors la loi de gibiers, abatteurs d’arbres, exploitants illégaux de parcelles de terrain, ou au moins des escrocs s’installant contre la volonté de toute autorité administrative dans des emplacements du Haut Commissariat aux Eaux et Forêts.

Cette fois-ci, il s’agit de braconniers hors du commun qui chassent les hommes en lieux et places du gibier le jour même de la Fête de l’Indépendance!

Des personnes pratiquant la chasse dans une triennale interdite, et qui portent des armes à feu qu’ils n’ont pas hésité à utiliser comme menace directe contre trois fonctionnaires forestiers, dont le chef est toujours sous traumatisme psychique depuis que l’un des braconniers a pointé son arme vers lui en lui ordonnant à haute voix:

“Encore un pas et je te perce le ventre. Je ne manquerai pas de te jeter ensuite dans un puits jusqu’à ta pourriture.”, suite auquel le paisible technicien supérieur des Eaux et Forêts rebrousse chemin en se disant qu’il vient de l’échapper belle!

Ses deux autres accompagnateurs forestiers trouvent refuge dans le pick-up de l’Etat et se consolent d’être saints et saufs.

Monsieur le technicien supérieur en fait part à son administration d’attache, qui lui ordonne de poser plainte contre des inconnus auprès de la Gendarmerie Royale de Sehoul, une localité bien qu’aux portes de Rabat, somnambule dans un comportement incompréhensible car, le suivi de la plainte a connu des péripéties scandaleuses qui ont malheureusement fini par faire taire l’affaire… D’où la dénonciation massive des ces fonctionnaires du Haut Commissariat menacés d’une part, et de celle de tous les chasseurs et riverains de la petite  enclave de Sehoul.

Le 18 novembre dernier, Fête de l’Indépendance, donne droit aux chasseurs d’exercer leur activité, avec la nécessité pour les Agents des Eaux et Forets  de faire des contrôles de routine dont  ce dernier, qui a failli finir par un drame.

Ayant entendu des tirs par des chasseurs, l’équipe forestière de contrôle range sa 4×4 au bord de la chaussée et se précipite dans cette triennale fermée à la chasse…

Ils aperçoivent  de loin trois personnes armées de fusils de chasse avec des rabatteurs et chiens. Les Agents leur font signe de s’arrêter. Ils prennent la fuite. Jeune et sportif, le chef de l’équipe forestière, court et rattrape l’un d’entre eux, qui, à la surprise du chef, dresse son fusil  contre lui et le menace de mort!

Démarre ensuite la machine judiciaire. Une dizaine de porteurs de permis de chasse résidant dans les parages de la scène du crime sont entendus par la Gendarmerie Royale d’El Arjat, une confrontation avec la victime.

Depuis ce jour même, l’affaire est classée alors que les coupables se vantent d’avoir utilisé leurs intermédiaires ruraux auprès des autorités pour étouffer le procès!

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