Covid-19: seuls 40% des Français prêts à se faire vacciner

Hibapress

Alors que la campagne de vaccination débutera dimanche en France, seuls 40% des Français affirment qu’ils vont «certainement ou probablement» se faire vacciner contre le Covid-19, selon une enquête mensuelle de Santé publique France relayée samedi par les médias locaux.

À titre de comparaison, ce taux était de 53% en novembre, contre 64% en juillet.

L’enquête CoviPrev, réalisée entre le 14 et le 16 décembre auprès d’un échantillon de 2.000 personnes, a révélé que seuls 16 % des Français veulent «certainement » se faire vacciner (contre 25 % début novembre), alors que le pourcentage des Français qui ne le veulent «certainement pas » est passé de 24 % en novembre à 32 % en décembre.

Dans le détail, les plus de 65 ans restent les plus favorables à la vaccination (61% contre 72% début novembre). En revanche, les 25-34 ans (27%) et les jeunes majeurs âgés de moins de 25 ans (28%) sont les plus réticents.

Selon l’étude, les femmes sont beaucoup plus craintives et hésitantes que les hommes. Seuls 29 % de celles ayant participé à l’enquête ont affirmé qu’elles comptaient recevoir une dose de vaccin, contre 53 % des hommes. Cela pourrait notamment s’expliquer par les craintes concernant l’éventuel impact sur la fertilité du vaccin Pfizer-BioNTech, avance l’étude.

De façon générale, l’argument le plus souvent avancé par les « anti vaccination » demeure le fait que «les nouveaux vaccins ne sont pas sûrs ». Ils sont 82 % à le penser en décembre contre 67 % en juillet. Suivent ensuite « je préfère d’autres moyens de prévention comme les gestes barrière » (26 %) et « je suis contre la vaccination en général » (16 %). Par ailleurs, 42 % des personnes interrogées affirment attendre « des informations qui prouvent l’efficacité et la sûreté des vaccins » avant d’accepter de se faire vacciner.

Selon Santé publique France, « les résultats largement disponibles concernant l’efficacité du vaccin, ainsi que la tolérance et la sécurité d’emploi des essais cliniques des deux premiers vaccins (Pfizer-BioNTech et Moderna) ne semblent pas convaincre les personnes interrogées ». Il est donc « primordial de renforcer l’accès à l’information sur la vaccination (stratégie, sécurité et tolérance des vaccins, notamment) », recommande l’agence publique de Santé.

La campagne de vaccination contre le Covid-19 commencera dimanche en France, où plus de 62.000 personnes sont mortes après avoir été infectées par le coronavirus. Les premières injections auront lieu dans deux établissements pour personnes âgées, à Sevran (nord de Paris) et Dijon (est).

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