L’OCDO : CONTINUITÉ DE LA DÉFAILLANCE

L’Office de Développement de la Coopération (ODCO) est l’Agence Publique chargée de faire appliquer la politique gouvernementale en matière de développement des coopératives et de leurs unions : enregistrement, accompagnement, formation, gestion et contrôle. Mais l’ODCO, qui est épinglé à la fois par la Cour des Comptes, l’Inspection Générale des Finances (IGF) et l’Institution du Médiateur du Royaume (IMR), se trouve dans l’incapacité de remplir convenablement sa mission.

Le 14 octobre 2016, un discours prononcé par SM le Roi devant le Parlement condamne solennellement les défaillances de l’Administration. Le 29 juillet 2017, le Souverain répète ce rappel à l’ordre. Le 27 février 2018, Mohammed VI adresse un message au Forum National de la Haute Fonction Publique, dans lequel SM le Roi insiste sur l’urgence d’une réforme. Le Souverain revient avec insistance sur les défaillances de certaines administrations publiques. L’ODCO en fait partie.
En effet, sa mission n’est pas décemment remplie, de l’avis de la Cour des Comptes qui le consignera dans un rapport établi en 2014, dont les conclusions sévères amènent à poser cette question pleine de bon sens : « A quoi sert encore l’ODCO ? ».
L’ODCO ne dispose pas d’un plan stratégique pour accompagner le développement des coopératives, que son contrôle demeure insuffisant, et que son système d’information fait défaut. Ainsi, il ne fait qu’aligner les défaillances. En voici trois :
1. L’abandon de la réalisation d’un guide de gestion pour les coopératives.
2. Le refus incongru d’un partenariat avec l’Organisation Internationale du Travail.
3. L’échec de la restructuration du secteur coopératif marocain.

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