UN EXPERT MAROCAIN: L’USAGE DU CANNABIS À DES FINS THÉRAPEUTIQUES AIDERAIT DANS BEAUCOUP DE MALADIES. IL N’ Y A AUCUNE RAISON A NE PAS RAJOUTER LE CBD DANS LA PHARMACOPÉE MAROCAINE

HIBAPRESS-RABAT-MAP

La polémique continuer sur l’usage du cannabis ou chacun voit la situation d’un point de vue qui semble etre le plus performant
Aussi et dans la perspective de mieux gérer les conditions à admettre, un expert Marocain donne ses explications et admet que l’usage du cannabis à des fins thérapeutiques aiderait dans beaucoup de maladies, a souligné, hier mercredi, M. Driss Moussaoui, professeur de psychiatrie, qualifiant d’ »intenable » l’interdiction de cet usage.

L’ancien directeur du Centre Psychiatrique Universitaire Ibn Rochd a fait savoir que le cannabis contient beaucoup de substances « bienfaitrices », en particulier le cannabidiol (CBD), susceptible d’aider un certain nombre de personnes souffrant par exemple de sclérose en plaques, d’épilepsie résistante à tout traitement ou encore dans des stades terminaux de cancer etc.

« Je ne vois strictement aucun inconvénient à ce que l’on fabrique le CBD et que l’on l’utilise pour ces personnes dans des indications précises. L’interdiction de l’usage du cannabis, tel que nous la vivons actuellement, est intenable ».

Évoquant le projet de loi sur l’usage licite de cette plante, M. Moussaoui a dit ne voir que des avantages à ce « mouvement qu’est en train de se dessiner actuellement », malgré ce qu’il a qualifié de « réticences » à ce propos.

Lesquelles « réticences » résultent d’une confusion entre le CBD et le delta-9-tetrahydrocannabinol (THC), que ce dernier pose problème « à plus d’un égard » parce qu’il a une action à la fois sur le mental et le psychique, notamment la baisse de concentration et des facultés cognitives et le risque de tomber dans la schizophrénie chez des personnes à vulnérabilité génétique pour cette maladie.

Quant à l’extraction du CBD, substance providentielle dans le cas d’espèce, M. Moussaoui a affirmé n’avoir « aucun doute que nous avons des chimistes et des pharmacologues de qualité qui pourront s’occuper de ce type de travail ».

« Si l’on peut mettre cela dans un cadre juridique précis, contrôlé et sans dérapages, c’est magnifique », s’est-il encore réjoui, faisant valoir dans ce sens que « les gens qui cultivent le cannabis vont devoir le faire de manière légale, sous contrôle du gouvernement et des services de sécurité, et il y aura, bien entendu, des usines d’extraction du CBD pour le donner de manière médicalement contrôlée à ceux qui en ont besoin ».

Et le spécialiste de conclure qu’ »il n’y a aucune raison à ne pas rajouter le CBD dans la pharmacopée » marocaine.

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