Une success story en termes de stabilité, le Rwanda ose enseigner l’Histoire du génocide de 1994

HIBAPRESS-RABAT-AGENCES

Le Rwanda commémorera le 7 avril prochain, le 27è anniversaire du génocide de 1994, un exercice douloureux de mémoire durant lequel le gouvernement décrétera un deuil national de 100 jours, le temps qu’il a fallu en 1994 pour qu’un million de Rwandais soient massacrés.

Fort des leçons du passé, le Rwanda se présente aujourd’hui, vingt-sept ans après le drame du génocide, comme une success story en termes de stabilité, de développement et de croissance et un modèle africain en matière de bonne gouvernance et de politiques sociales.

Le Rwanda n’a pas fini de repenser ce chapitre douloureux de son histoire qui a marqué une population à vie. Les plaies tardent encore à se cicatriser sur le plan psychologique et pas seulement chez les survivants de cette tragédie qui a fait près d’un million de morts, selon l’ONU.

Environ 30% de la population, soit près d’une personne sur trois, souffrent aujourd’hui de troubles de stress post-traumatiques liés au génocide. Une grande partie de jeunes et d’adolescents endurent des symptômes semblables à ceux de leurs proches qui ont, eux, vécu le drame. Leurs troubles se manifestent notamment par des angoisses ou des visions terrifiantes de massacres qui se sont pourtant déroulées avant leur naissance.

Au cours de ces 27 dernières années, le Rwanda est parvenu à élaborer progressivement une stratégie éducative qui encourage l’enseignement d’un passé violent tout en comportant un fort élément de prévention. Dans le cadre de cette stratégie, l’enseignement du génocide a été intégré aux programmes d’enseignement nationaux, à l’école primaire, au collège et au lycée.

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