L’INTER MILAN EN DEUIL: TARCISIO BURGNICH « LE ROCHER », CELUI QUI A CONTRÔLÉ LE ROI PELÉ À LA FINALE DE LA CM 1970 N’EST PLUS. SA VIE

HIBAPRESS-RABAT-FIFA

Même les rochers les plus solides peuvent finir par s’effriter et céder. Tarcisio Burgnich, surnommé Roccia (le rocher, en italien), s’est éteint le mercredi 26 mai 2021 à l’age de 82 ans. L’ancien défenseur mythique de l’Italie et de l’Inter Milan avait gagné ce surnom par ses qualités physiques et sa solidité au marquage.

Dans le catenaccio élevé au rang d’art par Helenio Herrera, Burgnich était l’un des quatre piliers défensifs de la Grande Inter. « Je jouais défenseur central droit, à l’époque j’étais ce qu’on appelait un ‘marqueur’. Mon rôle, c’était de défendre en individuel sur mon adversaire direct de la soirée », racontait-il au magazine So Foot en 2014. « Dans cette équipe, il y avait quatre défenseurs : moi-même, Aristide Guarneri, Armando Picchi et Giacinto Facchetti. Mais on avait des rôles différents : Guarneri faisait comme moi sur l’autre attaquant, Picchi avait le rôle du libéro, et enfin Facchetti était une sorte de latéral gauche en avance sur son temps. »

Durant son séjour de 12 ans chez les Nerazzurri, entre 1962 et 1974, il remporte quatre Scudetti, en 1963, 1965, 1966 et 1971, ainsi que deux Coupes d’Europe des Clubs Champions, en 1964 et 1965, toutes deux suivies par des sacres en Coupe Intercontinentale les mêmes années.

Avant de devenir un monument à Milan, il avait déjà remporté le championnat d’Italie en 1961 avec la Juventus, qu’il avait rejointe en 1960 après ses deux premières saisons de Serie A à l’Udinese, son club formateur. À son départ de l’Inter en 1974, il ira terminer sa carrière à Naples, où il raccroche les crampons en 1977.

Le Rocher s’incline face au Roi

Considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de l’histoire du football italien, le défenseur d’origine croate passera 11 ans sous le maillot de la Squadra Azzurra. Le point d’orgue de cette carrière internationale reste la victoire à l’UEFA EURO 1968. Il passera également tout près d’un sacre en Coupe du Monde de la FIFA, mais l’irrésistible Brésil de Pelé en décidera autrement en remportant la finale de l’édition 1970 au Mexique (4-1). Burgnich restera malgré lui dans l’histoire de l’épreuve mondiale, puisque c’est au-dessus de lui que s’élève O Rei pour prendre le meilleur de la tête, un moment immortalisé en photo.

« Avant le match, je me disais : ‘Il est fait de chair et d’os, comme tout le monde’, mais j’avais tort », admettra Burgnich après la rencontre, reconnaissant le génie de l’adversaire qu’il avait au marquage ce jour-là.

Au total, il honorera 66 sélections et disputera trois éditions de l’épreuve mondiale, en 1966, 1970 et 1974, ainsi que le Tournoi Olympique de Football de 1960, et le Championnat d’Europe des Nations victorieux en 1968. Reconverti entraîneur, il passera plus de 20 ans sur les bancs de nombreux clubs italiens, sans pour autant connaître de succès notables.

Atteint d’une grave maladie, et hospitalisé depuis plusieurs semaines, la Roccia s’est éteint le 26 mai dans son domicile de Versilia, en Toscane, à l’âge de 82 ans, en laissant une trace indélébile dans l’histoire du football italien, et de l’Inter Milan, qui lui a offert un sacre en championnat en guise de cadeau d’adieu.

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
close button