WIMEN: FACE A LA FORTE DOMINANCE PATRIARCALE, VOICI LES 03 PILIERS PRIORITAIRES POUR AMÉLIORER LA SITUATION DE LA FEMME MAROCAINE

HIBAPRESS-RABAT

L’événement, organisé par Wimen, association créée en 2018 par un collectif de femmes pour fédérer des dirigeantes des secteurs privé et public, a démarré par la tenue de son assemblée générale élective, suivie par une conférence, présentée par le Professeur Raja Aghzadi, Chirurgienne praticienne, Présidente de « Cœur de femmes » et membre de la Commission Spéciale pour le Nouveau Modèle de Développement, autour du thème «place de la femme dans la vision du NMD »

Cette dernière vient de confirmer qu’ « Il y a encore un gap important entre nos textes qui prônent l’égalité dans tous les domaines, et les pratiques imprégnées d’une culture à forte dominance patriarcale. D’ailleurs, le dernier rapport du HCP, publiée en 2020, dévoile que le taux de la population féminine active a reculé à 21% ».

Face à ce contexte, plusieurs recommandations ont été énoncées. Madame Aghzadi insiste sur trois piliers prioritaires pour améliorer la situation de la femme, à savoir l’éducation, la santé et l’emploi. Aussi, un changement de mentalité est de mise, et ne peut se faire qu’en adoptant la scolarisation pour toutes et tous.

Madame Aghzadi préconise l’éducation sexuelle comme partie intégrante du programme de scolarité, afin d’instaurer un modèle contre la violence, qui prône la parité, la mixité et la tolérance. « Les systèmes éducatifs et les média devraient accompagner le changement via une politique volontariste et intégrée », appuie Madame El Andaloussi.

Enfin, au niveau de l’emploi, Madame Aghzadi recommande d’abolir l’écart salarial et d’encourager l’entreprenariat féminin, sachant que plus 20% des ménages sont gérés par des femmes.

Moderniser notre arsenal juridique et assouplir les conditions et politiques de l’emploi féminin sont désormais incontournables. « Au niveau des entreprises en particulier, comme  mis en œuvre dans d’autres pays, la situation pourrait s’améliorer si on instaure un dispositif d’information, d’évaluation et de contrôle des avancées relative à la mixité », explique la présidente de Wimen, Madame Laila El Andaloussi.

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