INDICE FAO DES PRIX DES PRODUITS ALIMENTAIRES: LE RÔLE PRIMORDIAL DU BRÉSIL ET DES USA

HIBAPRESS-RABAT-FAO

L’indice FAO des prix des produits alimentaires est une mesure de la variation mensuelle des cours internationaux d’un panier de produits alimentaires de base. Il s’agit de la moyenne des indices des cinq groupes de produits de base, pondérée selon la part respective moyenne des exportations de chacun des groupes pour la période 2014-2016.

Un article publié dans le numéro de juin 2020 des Perspectives de l’alimentation présente les modifications apportées à l’indice, à savoir la révision de la période de référence et l’élargissement du panier de produits, qui seront appliquées à partir de juillet 2020. Cet article de novembre 2013 contient des informations techniques sur les formules précédemment employées pour composer l’indice.

L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 133,2 points en octobre 2021, soit 3,9 points (3,0 pour cent) de plus qu’en septembre et une hausse de 31,8 points (31,3 pour cent) par rapport à octobre 2020. Après trois mois consécutifs de hausse, l’indice se situait en octobre à son plus haut niveau depuis juillet 2011. La dernière hausse mensuelle est principalement due à la solidité constante des prix mondiaux des huiles végétales et des céréales.

» L’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 137,1 points en octobre, soit 4,3 points (3,2 pour cent) de plus qu’en septembre et 25,1 points (22,4 pour cent) de plus que son niveau enregistré il y a un an. Les cours internationaux de toutes les principales céréales ont progressé par rapport au mois précédent. Avec une hausse de 5 pour cent en octobre, les prix mondiaux du blé ont continué de grimper pour le quatrième mois consécutif et atteignent ainsi un niveau supérieur de 38,3 pour cent à celui qu’ils affichaient il y a un an, soit leur plus haut niveau depuis novembre 2012. Le resserrement des disponibilités sur les marchés mondiaux dû à des récoltes réduites dans les principaux pays exportateurs, en particulier au Canada, aux États-Unis d’Amérique et en Fédération de Russie, a continué d’exercer une pression à la hausse sur les prix. La diminution des disponibilités mondiales de blé de qualité supérieure, en particulier, a exacerbé cette pression, le blé de classe premium étant le premier responsable de cette hausse. Parmi les céréales secondaires, les prix internationaux de l’orge ont enregistré la plus forte hausse en octobre, sous l’effet d’une forte demande, de perspectives de production réduites et de la hausse des prix sur d’autres marchés. Les prix mondiaux du maïs se sont également affermis, en raison de gains sur les marchés de l’énergie. Toutefois, la hausse saisonnière des disponibilités et l’atténuation des perturbations dans les ports des États-Unis d’Amérique ont limité l’augmentation des valeurs du maïs. Les prix internationaux du riz ont eux aussi continué de monter en octobre, bien que le début des récoltes des principales cultures chez plusieurs fournisseurs d’Asie ait plafonné la hausse.

» L’Indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 184,8 points en octobre. Il gagne 16,3 points (9,6 pour cent) par rapport au mois dernier et atteint son niveau le plus haut jamais enregistré. Cette hausse est principalement imputable à l’affermissement des cours des huiles de palme, de soja, de tournesol et de colza. Les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur quatrième mois consécutif de hausse en octobre, une hausse largement due à des craintes qui persistent quant à une production limitée en Malaisie, où l’on manque actuellement de travailleurs migrants. Dans le même temps, les prix mondiaux des huiles de palme, de soja et de tournesol ont bénéficié du regain de la demande mondiale à l’importation, en particulier de la part de l’Inde, qui a de nouveau baissé les droits de douane à l’importation pour les huiles alimentaires. En ce qui concerne l’huile de colza, le fait que les cours internationaux soient restés solides s’explique en premier lieu par un resserrement prolongé de l’offre et de la demande mondiales. Il faut noter que la hausse des prix du pétrole brut a également soutenu les cours des huiles végétales.

» L’Indice FAO des prix des produits laitiers a affiché une valeur moyenne de 120,7 points en octobre, soit une hausse de 2,6 points (2,2 pour cent) par rapport au mois de septembre et un niveau supérieur de 16,2 points (15,5 pour cent) à celui enregistré au même mois un an auparavant. En octobre, les cours internationaux du beurre, du lait écrémé en poudre et du lait entier en poudre ont fortement progressé pour le deuxième mois consécutif, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation due aux efforts consentis par les acheteurs pour trouver des disponibilités, afin de constituer des stocks. La baisse saisonnière de l’offre, la faiblesse des stocks en Europe et le début plus lent que prévu de la nouvelle campagne de production en Océanie ont également soutenu les prix mondiaux du lait. En revanche, les prix du fromage sont restés globalement stables, car l’offre des principaux pays producteurs était suffisante pour satisfaire la demande mondiale à l’importation.

» L’Indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 112,1 points en octobre, soit 0,8 point (0,7 pour cent) de moins que sa valeur révisée de septembre. Il s’agit du troisième mois consécutif de recul de l’indice, qui enregistre encore une valeur en hausse de 20,3 points (22,1 pour cent) par rapport à celle enregistrée au même mois de l’année dernière. Les prix de la viande de bovins ont également baissé, sous l’effet d’un net recul des cours des disponibilités en provenance du Brésil, où demeure une incertitude quant à des suspensions d’importations de la part de ses principaux partenaires commerciaux, en raison de craintes suscitées par la maladie de la vache folle. En revanche, les cours de la viande de volaille ont augmenté, sous l’impulsion d’une forte demande mondiale et parce que l’accroissement de la production est resté faible, en raison des coûts élevés des aliments pour animaux et d’épidémies de grippe aviaire, en particulier en Europe. Les prix mondiaux de la viande d’ovins ont également progressé légèrement, car les disponibilités exportables sont restées limitées en Océanie, où la demande est forte en vue de la reconstitution des troupeaux.

» L’Indice FAO des prix du sucre affichait une valeur moyenne de 119,1 points en octobre, cédant 2,1 points (1,8 pour cent) par rapport au mois de septembre. Il s’agit de la première baisse enregistrée après six hausses mensuelles consécutives. Les cours internationaux du sucre sont toutefois restés supérieurs de 40 pour cent à leurs niveaux enregistrés au même mois de l’année dernière, principalement parce que l’on s’inquiète des perspectives de production réduites au Brésil. La récente baisse mensuelle des prix internationaux du sucre est due à une faible demande à l’importation mondiale et aux perspectives d’abondantes disponibilités exportables en Inde et en Thaïlande. La dépréciation du real brésilien par rapport au dollar des États-Unis a également contribué au recul des prix du sucre en octobre. La hausse des prix de l’éthanol a toutefois empêché un recul plus important des prix du sucre.

 

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