Le rapport PISA-2018 préconise la promotion de l’égalité des chances en milieu scolaire

Hibapress

Le rapport national sur les performances des élèves marocains à partir des données de l’enquête PISA 2018 (Programme for International Student Assessment) recommande davantage d’actions en faveur de l’égalité des chances en milieu scolaire.

Ce rapport, établi sur la base des données de l’enquête PISA 2018 avec les différents acteurs du secteur de l’éducation nationale, a été présenté lors d’un atelier tenu mercredi à distance, à l’initiative de l’Instance nationale d’évaluation auprès du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique (INE-CSEFRS).

Présentant les résultats de ce document, la cheffe de projet à l’INE-CSEFRS, Amina Benbiga, a souligné la nécessité de promouvoir une égalité des chances en termes d’apprentissage au Maroc, quelle que soit la situation sociale ou territoriale des élèves, insistant sur l’obligation de la scolarisation des enfants, au moins jusqu’à l’âge obligatoire.

D’après les conclusions de l’étude, une part importante des élèves de moins de 15 ans n’atteint pas le niveau minimal de compétences, a noté Mme Benbida, précisant que les filles font mieux que les garçons en compréhension écrite et en sciences, alors qu’en mathématiques, les filles et les garçons ont le même niveau de performance.

Abordant le redoublement scolaire, 49% des élèves marocains couverts par l’enquête PISA 2018 ont redoublé au moins une fois durant leur cursus scolaire, sachant que ceux-ci ont un niveau de compétences généralement inférieur à celui des non redoublants.

D’autre part, 13% des élèves réussissent à avoir de bons résultats malgré une situation socio-économique défavorable, a souligné la cheffe de projet, expliquant que les élèves marocains résilients prennent plus de plaisir à lire, sont beaucoup plus motivés à travailler et sont plus nombreux à vouloir achever leurs études supérieures.

Seuls 52% des élèves comptent poursuivre leurs études au-delà du baccalauréat ou des études professionnelles, dont 61% de non redoublants, 63% d’élèves « avantagés », 66% d’élèves en enseignement privé et 54% d’élèves vivant en milieu rural, a-t-elle poursuivi.

Sur un autre volet, le rapport met en garde contre les dangers de la perte du temps d’apprentissage, que ce soit en raison de l’absentéisme ou du retard des élèves, de l’absentéisme des enseignants ou de l’indiscipline pendant les cours.

De son côté, la directrice de l’INE-CSEFRS, Rahma Bourqia, a indiqué que les résultats de l’enquête peuvent servir à informer l’opinion publique sur les aspects qui nécessitent des améliorations dans le système éducatif marocain.

Le rapport, poursuit-elle, peut également servir de base pour apprécier la qualité de l’école marocaine et élaborer des solutions susceptibles de remédier aux problématiques constatées.

Pour sa part, la cheffe de la division Petite enfance et écoles et responsable du programme PISA à l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE), Yuri Belfali, a relevé que l’enquête PISA se focalise sur la capacité des élèves de 15 ans à mobiliser les connaissances et compétences acquises pendant leur parcours et à les appliquer à des situations de la vie réelle.

En participant pour la première fois à cette enquête, le Maroc peut avoir une idée sur le niveau des élèves en rapport avec des compétences qui ne sont pas forcément représentées dans les programmes scolaires, a-t-elle estimé, affirmant que ces compétences demeurent nécessaires pour réussir sur les plans professionnel, social et personnel.

PISA est une enquête conduite tous les trois ans par l’OCDE avec la participation de dizaines de pays à travers le monde. L’édition 2018 a été marquée par la participation de quelque 60.000 élèves répartis dans 79 pays.

Pour réaliser ce rapport, l’Instance nationale d’évaluation auprès du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique a bénéficié du soutien du programme Millenium Challenge Account – Morocco Agency et de l’appui des experts de l’OCDE.

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