AFFAIRE DU JOURNALISTE RADI: LE MINISTÈRE PUBLIC REQUIERT UNE LOURDE PEINE PLUS SÉVÈRE POUR « ESPIONNAGE » ET « AGRESSION SEXUELLE »

HIBAPRESS-RABAT

Le Parquet Général près la Cour d’Appel de Casablanca a requis, avant hier mardi, une aggravation de la peine du journaliste Omar Radi à dix ans de prison, après qu’il a été initialement condamné à six ans de prison pour « espionnage » et « agressions sexuelles ». », deux accusations qu’il a niées, considérant son procès comme « politique ».

Dans son plaidoyer, le Procureur a déclaré : « Nous demandons que la peine prononcée en Première Instance contre l’accusé soit portée à la peine maximale, compte tenu des preuves qui le condamnent ».

Radi, 35 ans, qui est également un militant des Droits de l’Homme connu pour ses opinions critiques à l’égard des autorités, a été arrêté en juillet 2020 sur des accusations par le ministère public d' »espionnage avec des agents d’un pays étranger », ainsi qu’une inculpation « d’agression sexuelle » suite à une plainte portée contre lui par un ancien collègue.

Un an plus tard, il a été initialement condamné à six ans de prison.

Le Représentant du ministère public a confirmé mardi dernier que ces diplomates sont des « officiers du renseignement », considérant la communication de Radi avec eux « comme preuve de sa condamnation, alors que ce dernier nie cette accusation, soulignant que cette communication s’inscrivait dans le cadre de son travail journalistique ».

Le représentant du ministère public a également déclaré que le journaliste était accusé d’avoir « fourni des renseignements » à deux Cabinets de Conseil Economique Britanniques (G3 et K), alors que Radi affirme avoir réalisé pour leur compte deux études sur deux projets d’investissement au Maroc en tant que journaliste spécialisé en économie, sur la base d’informations accessibles au public.

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