LE SÉNÉGAL FUTURISTE A SON TRAIN EXPRESS RAPIDE (TER) 

HIBAPRESS-RABAT-AGENCES

Le président sénégalais Macky Sall a procédé le samedi 5 mars dernier au lancement des travaux de la deuxième phase du train express régional (TER), selon un communiqué de l’APIX (Agence de promotion de l’investissement et des grands travaux).

La cérémonie s’est tenue à l’aéroport international Blaise-Diagne de Dakar, qui est le point de chute de cette ligne de 19 km prévue pour rallier la ville de Diamniadio. Les travaux seront financés par la Banque Islamique de Développement (BID) à hauteur de 113 Millions de Dollars, la Banque Africaine de Développement (BAD), la Banque d’Investissement de la Cedeao (BIDC) et des prêts français

Cette étape vise à élargir la desserte de ce nouveau mode de transport à certaines villes situées en périphérie de Dakar, qui ne bénéficient pas de l’offre depuis l’inauguration de la première ligne.

Face aux défis de mobilité dans la capitale, le gouvernement a opté pour le développement du transport en commun à travers des projets dont les modèles priorisent le transfert du trafic routier vers les rails ou des routes spécifiques. C’est le cas des projets TER et BRT.

Ces différentes infrastructures, une fois opérationnelles, renforceront l’offre de transport public, et réduiront aussi les flux qui congestionnent quotidiennement les routes de la capitale.

Le TER relie depuis décembre, en une vingtaine de minutes, les 36 kilomètres qui séparent le centre de Dakar à la ville nouvelle de Diamniadio, un trajet connu des automobilistes pour ses embouteillages monstres, dans une région de près de 4 millions d’habitants. La ligne sera prolongée de 19 kilomètres, soit sur le tronçon entre Diamniadio et Diass où se trouve l’aéroport international Blaise-Diagne de Dakar.

A terme, le trajet entre Dakar et l’aéroport, soit 57 kilomètres, se fera en 45 minutes avec le TER. La mise en service de la première phase avait été plusieurs fois reportée depuis le lancement des travaux début 2017. Ce premier tronçon avait coûté 780 milliards de francs CFA (plus de 1,1 milliard d’euros) financés sur fonds propres et grâce à des prêts – notamment français et par l’Etat du Sénégal.

Une vingtaine d’entreprises françaises, dont Eiffage, Engie, Thales, SNCF, mais aussi turques et sénégalaises, ont participé au projet. Le TER est un volet du Plan Sénégal émergent (PSE), un programme de développement censé s’achever à l’horizon 2035 et initié par le président Sall, au pouvoir depuis 2012.

Le projet ferroviaire vise à désengorger Dakar, qui concentre sur 0,3 % du territoire le cinquième des quelque 17 millions de Sénégalais et la quasi-totalité des activités économiques du pays. Les embouteillages coûtent officiellement à la ville 152 millions d’euros par an. La nouvelle ligne a fait l’objet de critiques, notamment de la part de personnes expropriées le long du trajet.

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