UN TERRIBLE SCANDALE SECOUE L’ALGÉRIE: APRÈS SA MORT EN PRISON, LA FAMILLE D’UN DÉTENU D’OPINION POURSUIT L’ÉTAT ALGÉRIEN EN JUSTICE

HIBAPRESS-RABAT

La famille du prisonnier d’opinion algérien Hakim Debazi, décédé en détention la semaine dernière, a porté plainte contre l’Etat algérien pour « homicide involontaire » et « non-assistance à personne en danger », comme l’indique le texte de la plainte. déposée hier mercredi.

La plainte, déposée auprès du doyen des juges d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed dans le centre d’Alger, a été déposée par la tante du détenu, avocat Sadiq Zakia Eloïse, demeurant à Paris, et l’a jointe à une demande d’indemnisation d' »un milliard euros » en faveur de la famille de son neveu.

L’équipe de défense d’Hakim Debazi, décédé à l’âge de 55 ans et père de trois enfants, a déclaré qu’il avait été arrêté en février et « a été retrouvé mort dans des circonstances mystérieuses à la prison de Kolea » à l’ouest d’Alger.

L’avocate et tante Eloïse a estimé que « le directeur de la prison, le directeur général des prisons, le juge d’instruction, le ministre de la justice et l’Etat algérien sont responsables de ce drame national qui a secoué les sentiments de tous les Algériens durant le mois de Ramadan, », comme l’a expliqué à l’AFP Tariq Maktoub, l’un des avocats de la famille Debazi.

Le dérangement de la famille, selon les avocats, est intervenu après « le silence total du ministère de la Justice, qui n’a fourni aucune explication et n’a pas procédé à une autopsie pour déterminer la cause du décès ».

« Tout le monde est intéressé par la plainte, y compris le juge d’instruction, qui a ordonné son incarcération », a déclaré l’avocat Tariq Maktoub.

Auparavant, deux prisonniers sont morts en détention, Mohamed Tamlet en 2016 et Kamaleddine Fakhar en 2019

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