EN THAÏLANDE: LA DANSE POUR LES DIABÈTES

Danser pour intensifier son activité physique est exactement ce que le médecin a prescrit à la couturière thaïlandaise Umpun Sangprasert pour améliorer son état cardiaque.En 2011, on a diagnostiqué à Umpun, alors âgée de 64 ans et originaire de la municipalité septentrionale d’Angthong, un niveau élevé de cholestérol et de triglycérides. Ce diagnostic augmentait la menace de maladie cardiovasculaire, qui est la principale cause de décès, notamment chez les moins de 70 ans, aussi bien en Thaïlande que dans le monde.«Mon médecin m’a conseillé de pratiquer une activité physique et de changer mon alimentation, et j’ai constaté que mon taux de triglycérides et de cholestérol avait baissé», rapporte Umpun, âgée maintenant de 70 ans et volontaire en santé dans son village. «J’ai beaucoup apprécié cette activité physique et je me suis sentie plus forte et plus saine, donc je continue.»Tant et si bien qu’elle s’est engagée dans une campagne lancée par les pouvoirs publics, soucieuse d’aider ses concitoyens à rehausser leur niveau d’activité physique afin de juguler la menace de cardiopathies et autres maladies non transmissibles auxquels sont imputables 7 décès sur 10 en Thaïlande, toutes catégories confondues.De nouvelles pistes cyclables ont été crées dans tout le pays. Les médias populaires, des campagnes par SMS, aux réseaux sociaux, en passant par les annonces dans les cinémas et les concerts de rock, préconisent d’accroître l’activité physique, par exemple sous forme de courses de 10 kilomètres dans la capitale, Bangkok, et dans une vingtaine d’autres lieux à travers le pays.Les parcs publics s’apparentent désormais à des parcours de santé, et la pratique du tai chi, du yoga, de la danse et autres activités saines deviennent la norme.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
close button