BARAKA : «  SENSIBILISER L’OPINION PUBLIQUE ET LES DÉCIDEURS SUR L’IMPORTANCE « D’AGIR MAINTENANT » AFIN DE PRÉSERVER ET MIEUX GÉRER LES RESSOURCES HYDRIQUES SOUTERRAINES »

HIBAPRESS-RABAT-MAPECO

Le ministre de l’Équipement et de l’Eau Nizar Baraka a plaidé, avant-hier jeudi à Paris lors du Sommet mondial ONU-Eau, en faveur d’une action commune pour relever les défis liés aux eaux souterraines, qui constituent un frein majeur au développement durable.

« Nous sommes convaincus qu’on ne pourra véritablement relever les défis liés aux eaux souterraines qu’ensemble, en agissant ensemble, en partageant et en s’inscrivant dans une logique de responsabilité et d’actions », a dit le ministre, lors de la cérémonie de clôture du Sommet.

La question des eaux souterraines est une problématique majeure, qu’il s’agisse d’une sous-exploitation ou d’une surexploitation de ces ressources, a-t-il relevé, insistant sur la nécessité de sensibiliser l’opinion publique et les décideurs sur l’importance « d’agir maintenant », afin de préserver et mieux gérer les ressources hydriques souterraines pour les générations actuelles et futures.

« Aujourd’hui, on ne peut parler véritablement d’une gestion intégrée des ressources en eau si on n’intègre pas les eaux souterraines, et par conséquent, il est important de développer une approche participative des institutions -qui ont la capacité de développer cette approche intégrée- qui nous permettra véritablement d’aller de l’avant et d’obtenir des résultats concrets », a souligné M. Baraka.

Le Maroc, a-t-il ajouté, s’est engagé sur cette voie conformément à la feuille de route arrêtée par SM le Roi Mohammed VI lors de l’ouverture du Parlement en octobre dernier, soulignant l’engagement du Royaume dans la coalition pour la coopération en matière d’eau transfrontalière.

« Nous agissons aussi dans le domaine de la coopération avec un certain nombre de pays partenaires pour pouvoir apporter et partager notre expérience dans le domaine de la gestion intégrée des eaux, conformément à l’engagement que nous avons pris lors de la Déclaration de Dakar », a-t-il enchaîné.

Le ministre a en outre insisté sur l’impératif de préserver les eaux souterraines, en réduisant notamment les pressions sur les nappes souterraines, tout en mettant en avant l’intérêt de développer un système d’information sur les eaux souterraines, ainsi que des métriques qui permettent d’évaluer l’impact sur le plan socioéconomique de l’action dans le domaine de la gestion de ces eaux.

Par ailleurs, M. Baraka a eu des entretiens avec le directeur de la division des sciences de l’eau de l’Unesco et secrétaire du programme hydrologique intergouvernemental, Abou Amani, et la cheffe de la section des systèmes d’eaux souterraines et des établissements humains, Alice Aureli, qui ont permis d’échanger sur les préparatifs de la Conférence 2023 des Nations Unies sur l’eau, qui se tiendra en mars prochain à New York, et de souligner la volonté du Royaume d’apporter son savoir-faire en matière de gestion et de maîtrise des ressources hydriques et de partager son expertise cumulée en la matière dans le cadre de ce Congrès.

Organisé en partenariat avec l’UNESCO et le Centre international d’évaluation des ressources en eaux souterraines (IGRAC), le Sommet ONU-Eau avait pour objectif d’attirer l’attention sur les eaux souterraines au plus haut niveau international, en culmination de la campagne « Eaux souterraines : Rendre visible l’invisible », mise en œuvre par la Task Force de l’ONU-Eau.

Cet événement de deux jours a utilisé comme référence le rapport mondial sur la mise en valeur des ressources en eau 2022 (WWDR 2022) axé sur les eaux souterraines, et le Cadre mondial d’accélération de l’ODD6 comme ligne directrice pour définir des actions vers une utilisation et une protection plus responsables et durables de cette ressource naturelle vitale.

Le Sommet a réuni quelque 3.000 personnes venues du monde entier, notamment des représentants des 193 États membres de l’UNESCO, des agences des Nations Unies, d’organisations intergouvernementales et d’organisations non gouvernementales, selon les organisateurs.

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