Comité UA: Les principaux points de l’intervention de Bourita au sujet de la crise libyenne

Hibapress

Le Maroc a dénoncé, jeudi à Brazzaville par la voix du ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, “l’interventionnisme cynique” de certaines parties dans les affaires intérieures libyennes, notant que l’Accord politique de Skhirat constitue toujours une “référence suffisamment souple pour appréhender les nouvelles réalités”

Voici les principaux points de l’intervention de Nasser Bourita, qui a représenté le Roi Mohammed VI à la 8ème réunion du Comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye :

– Le Maroc « dénonce de toutes ses forces » cet « interventionnisme cynique, d’un autre âge, d’une autre époque, qui cultive la division et vit par elle, qui feint combler la fracture, mais creuse activement le fossé ».

– Pour le Royaume, « de pseudo solutions toutes faites » ne peuvent régler le problème libyen et « les solutions ne peuvent être inspirées sans une connaissance des réalités, des nuances et des complexités du contexte libyen. Le conflit en Libye n’est pas un champ d’expérimentation, ni une arène pour luttes sans rapport avec l’intérêt du peuple libyen ».

– La sortie de crise en Libye ne doit pas être envisagée par une solution militaire, mais « se fera à travers une solution politique globale, ou ne se fera pas ». Le Maroc « réitère aujourd’hui » son « appel au retour à un dialogue politique, inclusif et structuré et sans tabous ».

– Les efforts des Nations Unies sont à soutenir et l’action du représentant spécial et chef de la Mission d’appui des Nations Unies en Libye, Ghassan Salamé,  » est à saluer ».

– « La contribution de l’Afrique à ces efforts » se révèle « fondamentale ». « L’Afrique ne peut évoluer à la marge d’un conflit qui se déroule dans son sein », comme elle « ne peut se contenter d’observer certaines commisérations qui ne convainquent personne, alors même que son intéressement est entier en une solution qui fait renouer la Libye avec son rôle panafricain, et qui prévient le risque sérieux de propagation ».

– « L’accord politique de Skhirat, du 17 décembre 2015, constitue toujours une référence suffisamment souple pour appréhender les nouvelles réalités. Une solution qui mette fin non seulement aux hostilités ouvertes, mais aussi aux rivalités dépassées, et permette d’unifier les forces militaires libyennes ».

– « L’attachement fort et constant du Maroc à cet accord n’est pas un attachement égocentrique primaire à son appellation ou son lieu de signature », mais « s’explique par le fait que cet accord est le fruit de longues discussions entre libyens eux-mêmes et non le résultat de conciliabules diplomatiques ».

– Le Maroc se joint à la dynamique en cours et réaffirme sa disponibilité à accompagner les parties libyennes sur la voie du dialogue et de la réconciliation nationale.

– Le Royaume « n’a pas d’agenda dans le conflit libyen. Il n’a que le regret sincère de le voir perdurer et la détermination désintéressée de le voir cheminer vers sa résolution ».

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