L’ALGÉRIE, PARRAIN DU polisario, ENFREIGNANT LE DROIT INTERNATIONAL : ABSENCE DU CADRE JURIDIQUE CLAIR RÉGISSANT LES CONDITIONS DES POPULATIONS DES CAMPS DE TINDOUF

HIBAPRESS/RABAT+AGENCES

L’Algérie a toujours eu main mise sur le polisario depuis que Boumedienne avait décidé d’utiliser le polisario comme une arme meurtrière contre le Maroc et avait ainsi pu le contenir au point que les instructeurs et autres encadreurs et généraux des renseignements généraux algériens qui sont maitres à bord dans les camps du polisario

Aujourd’hui et pour les choses au clair, Me Saillan, l’expert juriste français de Paris, n’est pas allé par quatre chemins pour montrer et faire valoir qu’il ne peut y avoir de délégation de souveraineté, et donc de responsabilité, de la part d’un Etat à un acteur non étatique, militaire autoproclamé de surcroît, sur son territoire, que l’absence de cadre juridique clair régissant la condition des populations de Tindouf est une situation « exceptionnelle et inédite » au regard du droit international.

C’est que cette situation a été confirmée par le Comité des Droits de l’Homme de l’ONU dans ses Observations finales concernant le quatrième rapport périodique de l’Algérie, adoptées par le Comité à sa 123ème session en juillet 2018, dans lesquelles le Comité avait exprimé « ses préoccupations quant à la dévolution de facto par l’Algérie de ses pouvoirs, notamment juridictionnels au polisario ».

Me Seillan relève de fait que cette réalité tangible, se décline aujourd’hui sous forme de deux cordons sécuritaires, l’un algérien et l’autre polisarien, qui empêchent les accès et les sorties des camps de Tindouf, séquestrant de fait les populations des camps dans une situation de non-droit.

La situation des Droits Humains dans les camps, concerne aussi la disparition d’Ahmed Khalil, ancien dirigeant du polisario dont il est l’avocat, qui a été arrêté par les services algériens et porté disparu depuis le 6 janvier 2009.

La gravité des violations des Droits de l’Homme dans les camps de Tindouf a été clairement reflétée dans le dernier rapport du Secrétaire Général de l’ONU en date du 02 octobre 2019, qui fait état d’informations reçues par le HCR sur le harcèlement, l’arrestation, la détention arbitraire et les mauvais traitements infligés à un défenseur des Droits Humains et à un blogueur engagé dans la documentation des violations des Droits de l’Homme dans la région, tous deux arrêtés en juin 2019.

 

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