Du jamais vu! Pour cause d’un tiffo, Accusations sévères du gouvernement de la RDC contre la CAF et Motsepe: une affaire qui met en lumière les complexités des interactions entre le sport, la politique et les questions de diplomatie sur le continent africain

HIBAPRESS-RABAT-D’après “The Rwandan”

Le 9 février 2024, une décision sans précédent vient d’émaner du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) : les Léopards, l’équipe nationale de football, se voient interdire toute participation aux activités de solidarité organisées par la Confédération Africaine de Football (CAF). Cet arrêté, issu du conseil des ministres du vendredi 9 février 2024, est une réponse directe aux événements survenus lors de la demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), opposant la RDC à la Côte d’Ivoire dans le stade Alassane Ouattara, où l’espace alloué aux supporters congolais fut considérablement réduit, et l’accès avec des tiffos dénonçant l’agression rwandaise contre la RDC, refusé.

Le président Félix-Antoine Tshisekedi, manifestant son mécontentement, a souligné lors de ce même conseil la mauvaise gestion des supporters congolais, privés de leur droit de soutien et de protestation. Patrick Muyaya, porte-parole du gouvernement, a relayé cette désapprobation, mettant en lumière l’indignation présidentielle face à l’interdiction faite aux supporters d’exprimer leur solidarité envers les victimes de l’agression rwandaise.

Dans un contexte de tension, le gouvernement congolais a, de surcroît, adressé une mise en garde à l’encontre de FRANCE24, reprochant à la chaîne de nouvelles françaises la diffusion d’informations jugées préjudiciables à l’image de la RDC pendant la CAN.

La décision gouvernementale a suscité des réactions diverses. Bienvenue Matumo, activiste au sein du mouvement Lutte pour le Changement (LUCHA), critique cette mesure sur X (anciennement Twitter), pointant du doigt une analyse superficielle des enjeux géopolitiques et une méconnaissance des dynamiques transnationales. Il fait notamment référence à Patrice Motsepe, président de la CAF et beau-frère du président sud-africain Cyril Ramaphosa, soulignant l’influence potentielle de relations privées sur les affaires publiques. Matumo appelle à une utilisation plus stratégique des relations internes au sein de la CAF, notamment via la directrice de cabinet congolaise de l’organisation, pour faire avancer les intérêts de la RDC.

Cette affaire met en lumière les complexités des interactions entre le sport, la politique et les questions de diplomatie sur le continent africain. Elle soulève également des questions sur le rôle du sport en tant que plateforme pour l’expression des revendications politiques et sociales, et sur la capacité des instances sportives à naviguer dans ces eaux souvent tumultueuses.

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