UN TANZANIEN PRIX NOBEL: LE 1ER AUTEUR NOIR AFRICAIN DE LITTÉRATURE RÉCOMPENSÉ DEPUIS SOYINKA EN 1986

HIBAPRESS-RABAT

Le Nobel de Littérature a sacré, avant hier jeudi, le romancier Abdulrazak Gurnah, né à Zanzibar mais exilé au Royaume-Uni depuis un demi-siècle, pour ses récits sur l’époque coloniale et post-coloniale en Afrique de l’Est et le destin difficile des réfugiés coincés entre deux mondes.

Né en 1948, il est le premier auteur africain à recevoir la plus prestigieuse des récompenses littéraires depuis 2003, et le cinquième du Continent au total.

Jusqu’à sa récente retraite, il était professeur de littérature anglaise et post-coloniale à l’Université du Kent à Canterbury, où il était un fin connaisseuse de l’oeuvre du Nobel de littérature nigérian Wole Soyinka et du Kenyan Ngugi wa Thiong’o, qui figurait parmi les favoris pour le Nobel cette année.

Il est aussi le premier auteur noir africain à recevoir la plus prestigieuse des récompenses littéraires depuis Soyinka en 1986.

L’écrivain, connu notamment pour ses romans “Paradise” (1994) et “By the sea” (“Près de la mer”, 2001) a été récompensé pour son récit “empathique et sans compromis des effets du colonialisme et le destin des réfugiés pris entre les cultures et les continents”, selon l’Académie suédoise qui décerne le Prix.

S’il écrit depuis ses 21 ans, Abdulrazak Gurnah a publié dix romans depuis 1987, ainsi que des nouvelles. Son dernier ouvrage, “Afterlives” (“Vies d’après, ndr), la suite de “Paradise”, se déroule au début du XXe siècle à la fin de l’époque coloniale allemande en Tanzanie.

Il écrit en anglais même si sa première langue d’origine était le swahili.

 

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